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Déploiement

 

Grand migrateur errant
En mouvance permanente
Altérant les hauteurs de tes élans
Tu fonces


L’horizon chassant
Noble empereur des rafales
Fier survivant de l’escadron 

de successifs essaimages 

et d’hivernage fécond


Nul ne devine ta provenance

lorsque ton plumage s’essore 

et que pâlissent les saisons

 

Ta splendeur nous force à émuler ton envol

Et à mesurer l’envie de prendre le ciel

Alors que se déploie une insoutenable pulsion

Nous forçant à quitter le sol

Et à succomber au désir de se faire ailé

Affranchis

Apôtre des mistrals et des échos

Libre à nu

esclave de la rosée.

M’en allant au village c’était pour aller danser (bis)

Au-dessus de ma tête vint un orage qui commençait à gronder

De cet orage vint un éclair; fendit mon âme en deux

 

De cet orage vint un éclair; fendit mon âme en deux (bis)

Fendit mon âme en deux et me faire valser avec la mort

Cette valse m’a emporté et m’a fait voler. 

 

Cette valse m’a emporté et m’a fait voler. (bis)

M’a fait voler dedans le ciel avec un ange à mes côtés

Et cet ange m’a éblouit de sa vérité. 

 

Et cet ange m’a éblouit de sa vérité (bis)

Sur sa chemise errant sa poigne le démon était accroché

«  Brave ami, j’te rends la vie si tu changes de côté! »

 

«  Brave ami, j’te rends la vie si tu changes de côté! » (bis)

L’ange le vît et de son épée trancha l’étau sans hésiter.

Le démon hurlant s’écrit «  La guerre est déclarée! » 

 

Le démon hurlant s’écrit «  La guerre est déclarée! » (bis)

Celui-ci appela ses frères et le pauvre ange était cerné.

Devant la scène je suis retombé sur mes terres inondées.

 

Devant la scène je suis retombé sur mes terres inondées.

Debout regardant vers le ciel et l’orage était dissipé

Dans le vent une plume d’ange atterrit à mes pieds.

L'histoire des cieux

Presque six pieds sous terre

Un pied dans la tombe tout au fond de ton verre

Fêtard la mort aux trousses

Qu’est ce que ça te prend pour te flanquer la frousse

 

Comme un hibou Un oiseau de nuit

Bouteille à la main à petit feu tu t’détruis

Comme un fantôme Dis-moi ce que tu songes

Si j’étais toi j’me tiendrais à l’ombre

 

Presque six pieds sous terre

Un pied dans la tombe tout au fond de ton verre

Fêtard la mort aux trousses

Qu’est-ce que ça te prend pour te flanquer la frousse

 

C’est tu ton coeur qui est tout démanché

Ou bien ta tête qui n’arrête pas de tourner

La faucheuse viendra te chercher

Ça fait deux mois que t’as pas dégrisé

 

Presque six pieds sous terre

Un pied dans la tombe tout au fond de ton verre

Fêtard la mort aux trousses

Qu’est-ce que ça te prend pour te flanquer la frousse

La mort aux trousses

Mes pensées jurent pour une jeune

parfaite en beauté 

Qui d’un regard a mis à nu

mon corps aviné

Ce n’est pas pour vous la belle

que mon petit coeur chavire

 

C’est sûr que c’est le vague à l’âme que je quitte

nos jeux fous

Étourdis par l’ivresse, toi pendue à mon cou

Bercer par un vent du nord  Je navigue

et déjoue

Marées, marasmes et mises à mort

debout

Dans l’oeil de la tempête

 

Sottise de croire en une idylle

issue d’un coup d’oeil

Mes sentiments vous sont indignes

vous laissent sur le seuil

Ce n’est pas pour vous la belle

que mon petit coeur chavire

 

L’amour l’amour me rend aveugle

mais vos pleurs me rendent sourd

Pardonnez-moi mon insolence

et mes piètres discours

Ce n’est pas pour vous la belle

que mon petit coeur chavire

 

C’est sûr que c’est le vague à l’âme que je quitte

nos jeux fous

Étourdis par l’ivresse, toi pendue à mon cou

Bercer par un vent du nord  Je navigue

et déjoue

Marées, marasmes et mises à mort

debout

Dans l’oeil de la tempête

 

Si je vous implore à genoux,

voudriez-vous m’absoudre

de vos colères de votre honte

et de toutes vos foudres?

Je me ferai mettre en exil

loin de votre sillage 

pour refermer les cicatrices

de nos concubinages.

Debout

Sur le haut de la colline y’avait un beau moulin (bis)

Sur le haut de la colline y’avait un beau moulin

Le moulin de Madeleine, le joli moulin.

Sur le haut de la colline y’avait un beau moulin (bis)

 

Tous les garçons du village et des alentours (bis)

Pour y trouver de l’ouvrage venaient chaque jour

Sur le haut de la colline y’avait un beau moulin (bis)

 

Venaient tous à la ronde sous le chaud soleil (bis)

Pour y faire moudre la graine blonde le froment vermeil

Sur le haut de la colline y’avait un beau moulin (bis)

 

Un beau jour sur la grand route, passe un cheminot(bis)

Baillez-vous donc une croûte avec un peu d’eau?

Sur le haut de la colline y’avait un beau moulin (bis)

 

Le métier de meunière est un dur métier

Car je ne puis rien faire pour un va nus pieds

Sur le haut de la colline y’avait un beau moulin (bis)

 

Il s’en fut le pauvre ère prenant à témoin

De sa plus lourde misère la croix du chemin

Sur le haut de la colline y’avait un beau moulin (bis)

 

Quand le vent souffla tempête faisant tout craquer

Le moulin maudit s’entête à ne plus tourner

Sur le haut de la colline y’avait un beau moulin (bis)

 

Et l’orgueilleuse meunière du moulin maudit

S’affole et désespère le jour et la nuit.

Le moulin maudit

Volage esseulé noir oiseau montant vers le nord.

Toi et ton frère le corbeau vous dépouillez des corps.

Voyagez sans cesse vagabonds sans espoir de repos.

Vos turpitudes se fondent à l’ombre et rebondissent en échos.

Vos chants sont faits de cris et de lamentations.

Porteurs de malheur et de déraison.

 

Deux oiseaux, se sachant pourchassés.
N’attendant guère de tendresse et de l’homme l’amitié.
Deux oiseaux, se lièrent dans leur malheur et s’enfuirent en s’enfonçant de plus en plus loin dans la noirceur.

 

Après 200 nuits éreintantes d’un pénible voyage.
Trainant leur tristesse, ils se contentèrent d’un unique pacage.
Où ils se voyaient vivre vieux devant 4 arpents de pruches franches majestueuses et de rochers saillants.
Heureux de poser leurs plumes et de prendre leurs aises.
Bercés par la caresse du vent et d’une fine neige.

 

Deux oiseaux, autrefois colorés.
Punis d’exil pour avoir triché.
Deux oiseaux, Aux chants mélodieux.
Condamnés à des beuglements furieux.

 

Mais soudain comme un souffle broyant jusqu’aux viscères 

ils virent leurs ailes soulevés par la nature entière.
Où dans ce lieu qui semblait respirer 

il y a quelques heures seulement paix et tranquillité.
surgit noirceur de la cime des arbres 

et des montagnes une tempête implacable.
Sifflements, blizzard fou, sinistre froidure.
Comme le ciel les jetait en pâture.

 

Deux corbeaux, prophètes de tourmentes.
Charognards belliqueux que les saisons pourfendent.
Deux corbeaux, Qui n’ont nulle maison.
Et qui errent au gré des jours de désolation.

 

Si tel est le châtiment du simple corbeau. qu’en est-il de l’homme?
s’il ignore sa vie durant toute miséricorde.

L'hiver des corbeaux

Luc April: Voix, guitares

Olivier Picard-Borduas: Voix, guitares, percussions

 

Collaborateurs:

Eloi Amesse aux violons dans Déploiement

Benjamin Tremblay-Carpentier à l'harmonica dans

La mort aux trousses

Catherine Bergeron aux violons dans Debout

Tous les arrangements sont de Délivrance

Déploiement

Texte: Olivier Picard-Borduas

Musique: Luc April et Olivier Picard-Borduas

L'histoire des cieux

Texte et musique: Luc April

La mort aux trousses

Texte et musique: Olivier Picard-Borduas

Debout

Texte et musique: Olivier Picard-Borduas

Le moulin maudit

Texte: Traditionnel

Musique: Luc April

L'hiver des corbeaux

Texte: Olivier Picard-Borduas

Musique: Luc April

Crédits

Délivrance

©2021 par OPB 

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